dimanche 15 septembre 2013

Suite et fin... faim et suite !!

Voilà, le retour anticipé est effectif. depuis plus d'une semaine désormais.
On a pourtant continué de voyager, en contant les aventures de vive voix avec certains, ou replongeant par nous même dans l'ambiance couleur curry. couleur sari ( vêtement traditionnel fait d'un rectangle de tissu drapant les femmes). multicolore en fait, tel ce pays tant indescriptible que complexe et contrasté.

L'électrochoc dont nous avions besoin?
Parfois aussi doux qu'un lassi savouré en tailleur, parfois aussi brutal qu'une tape dans le dos (ou piqure de moustique, echelle humaine y compris ), toujours de quoi stimuler nos 5 sens et nous réveiller un peu!

Alors les souvenirs sont bien là, à bon port ont jeté l'ancre, pas l'encrier. Certains restent à écrire, certains à pousser leurs petites pattes de mouche vers d'autres horizons, sur les pages blanches de demain.
En route, en selle et tournicoti ce n'est pas fini !

Peut être aussi, la boucle laissée inachevée nous invitera t'elle un jour, à y retourner pour la poursuivre.

Semaine hors norme...

Pour resituer un peu par rapport aux dates, on était a Mahabalipuram depuis le 30/07. Et, comment dire, la semaine a ete riche... Comme une sorte de condense de ce qu'on attendait du voyage.

Beaucoup de rencontres, et des vraiment bonnes. On le disait dans le post precedent mais l'ambiance est vraiment differente. Le mois precedent a forcement joue en notre faveur pour mieux apprehender les rapports avec les gens du coin, mais on le voit aussi avec les nouveaux arrivants, du coin de l'oeil, ces sourires et cette complicite d'un instant malgre le rapport mercantile qui reste (et qui est tout a fait normal).


Les premiers jours ont ete vraiment plus axes plage, detente et debut de negoce pour les jours a venir en moto.

La ville comporte un temple a visiter, le Temple du Rivage, et les Five Rathas, qui sont en fait des monuments dedies a cinq dieux hindous, chacun accompagnes de leur imposante monture. C'est assez grossier actuellement, mais (parce qu'il y a un mais!!) en sachant qu'une myriade de sculpteurs indiens les ont sculptes il y 14 siecles en partant d'un seul bloc de roche, du haut vers le bas, et que pendant tout ce temps les embruns ont grignote les oeuvres ca devient impressionnant. (le tsunami de 2004 aussi, mais qui lui a plus servi les archeologues en mettant a jour d'autres sites).

Arjuna's Penance aussi, et presque le mieux, autre site ancien mythologique, transforme en une sorte de "parc municipal" avec un cote sauvage. Plein de petits sentiers, d'enormes roches a escalader. Des petits vendeurs de noix de coco, de concombres, parfois a des endroits totalement improbables. Vraiment plein de charme.

On a ete joue les Crocodile Dundee a la Crocodile Farm, mais un peu de peine quand meme pour ces reptiles entasses dans certains enclos. Et, d'ailleurs, a propos du film, j'aimerais bien voir l'acteur face au gavial de quatre metres de long, à l'allure faussement calme de dinosaure!

Plus assez de temps par rapport à notre date de retour pour aller et loger à Pondicherry, donc on s'est lancé : aller retour dans la journée en moto, avec détour à Auroville. 250km indiens avec tournée en centre ville (indien lui aussi!), ca faisait un peu peur.
La ville, tout en étant une ville tamoul comme il se doit, garde des traces franchouillardes à certains endroits, comme ces rues François Martin, ou Dumas. Mais beaucoup de batiments ont été relookés par l'ashram, sorte de groupement (aux airs un peu sectaires sur le papier) régissant une bonne partie de la ville et ayant racheté de nombreuses structures, les peignant en gris clair assez triste, et surtout très (trop) uniforme.
On a eu de la chance car c'était jour de marché, genre braderie, accolée au marché central. Ambiance géniale (mention particulière à la partie poisson...)

Pour Auroville, il vaut mieux y séjourner pour vraiment s'imprégner des lieux. Une semaine minimum est conseillé par la plupart des gens qu'on a croisés. En plus on a eu un petit imprévu sur la route, nous permettant à peine d'y faire un tour symbolique.
 Oui un accident de moto, ça retarde... Pas d'inquiétude : petite vitesse, pare chocs sur la moto, et surtout super prise en charge par les passants avec assistance "médicale", mécanique et unité de soutien :) Mais on s'est bien debrouillés, la glissade juste devant le seul garage ouvert du coin le dimanche, c'est un petit exploit en soi!!!

Se lever tôt, et attendre le jour arriver.

"LE" gavial, un peu à l'étroit tout de même. Mais qui fait vraiment du lèche vitrine?

Très typique. Pas les crocos hein, la surpopulation et les embouteillages!

Bon petit moment autour d'un masala chaï

Pêcheurs autour de salières

Les salières autour des pêcheurs

Même sur la route, des moments d’échanges brefs mais sympathiques. Comme rouler à côté d'une autre moto, en débattant du trajet le plus approprié...

Level 1 et...

...level 2.

Arrivée à Pondi

Guirlandes typiques de fleurs accompagnant différentes cérémonies (prières, mariages, enterrements...)

Un des recoins du marché central de Pondichéry




Le coin poisson du marché, avec la rangée de femmes écaillant, évidant, taillant les poissons directement achetés par les clients.


Bon, juste pour le folklore... :)

Ruelle Mahaballipuram





Mopet ou chand devant !!

Se poster à deux pas de la mer en costar blanc écume.

Temple des five rathas

Tiger cave..


Mireille parle des lapins sur les plages de Bretagne, ici, ce sont les vaches !

Vue sur le temple du rivage,et  juste deriière, la mer !.






dimanche 4 août 2013

Bien dans nos baskets

Une petite traversee Ouest-Est.
De Chennai, prendre directement le chemin de Mahabalipuram..
Plusieurs monuments classes a l'Unesco, Pondicherry pas trop loin, et d'autres visites a programmer.
A peine les sacs poses nous etions a la mer. Ambiance beaucoup plus detendue. Et oui ici il fait beau, la meteo n'avait pas menti ! On recupere vraiment des kilometres engloutis.


Le detail demain, pour ce qui sera surement notre dernier article sur notre itineraire, derniere etape avant notre retour prochain (les 2 mois ont ete raccourcis, pas notre envie d'y retourner)

Carence d'iode : goatre...

Panij c'etait sympa, mais savoir que des plages avec cocotiers et sable blanc nous attendaient a une enjambee n'a pas mis longtemps a nous faire monter dans le premier bus local. (mince, on quittait quand meme le Rajahstan et sa canicule sans ombre!!).

Alors, la premiere c'etait dans le village de Benaulim. Tres charmant, tres calme. Tres bonne surprise avec la guesthouse qui plus est, ce qui n'enleve rien! Perdu au milieu des bananiers, cocotiers (ce mot peut et risque de revenir souvent), et tres rural : village de pecheurs, relativement peu touristique de base et la mousson n'aide pas a appater le chaland!
De bonnes rincees donc, qui ne nous ont pas empeche d'en profiter comme il se devait. Au placard la baignade, et c'etait parti pour une tournee de villages encore plus isoles, d'un fort a flanc de falaise, excursions a chaque fois guidee par de souriants habitants.




Embarcadere local, pour traverser un bras de mer avec son vehicule.






Les suivantes sont des photos du fort de Cabo de Rama. Ne le cherchez pas, il n'en reste plus qu'une enceinte, et la superbe vue.











On continue sur Benaulim et ses environs :





Un cochon qui a le sens de la repartie.






Ensuite Calangute, diametralement opposee a la precedente, tant par son rapport geographique que par l'ambiance qui y regne. Ici on vante les cocktails, les DJ, et parfois...le poisson. Surtout des touristes Indiens en cette saison, et globalement peu d'activite (on le repete, cocotiers, mousson...:) ). Vite la suite, il parait qu'il fait beau a l'Est!







Ode a Dumas

Changement de decor !
Etat de Goa avec sa capitale : Panjim.
Les maisons beaucoup plus imposantes arborent de vives couleurs offrant a la rue une tonalite joyeuse. L'influence portugaise se retrouve enormement au niveau architectural. le christianisme aussi.
A ce propos, les icones hindou des chauffeurs de bus ont ete troquees pour celles de la Vierge et du Christ, qui retrouvent un coup de punch sous les multiples LED clignotantes !

A quelques kilometres, Old Goa, "la petite Rome", avec son chapelet d'eglises bien entretenues offre un bel apercu de l'importance qu'a eu la colonisation.







Et meme si on apprend vite qu'en Inde "tout est possible", on reste bien etonnes de voir du boeuf sur la plupart des menus !Vite reconvertis alors, nos palais s'en donnent a coeur joie pour savourer quelques pates bolo. Apres tout, on fait presque "local", en goutant ce qui peut etre pris pour une caracteristique culinaire de la region. :)

En realite, il n'y a pas de mythe la dedans, la plupart des restaurants restent vegetariens, redonnant de nouvelles saveurs aux legumes, souvent noyes a grand coup de sauce.
Le plat le plus courant, presque constant au fil des region : le Thali, se compose au minimum d'une portion de riz, de legumes epices, de chapati (pain plat), crudites, et  yahourt pour adoucir le tout. Pour une bouchee de pain, voila un repas complet, servi dans les dabhas, petits restos populaires derrieres leurs enormes chaudrons qui semblent sans fond.
C'est a longueur de journee qu on y sert a la pelle de belles rations. Une nourriture tout de meme assez grasse, attaquee d'un sacre coup de fourch...main par nombre d'Indiens. Et ils ont bien raison !

Petit aparte : la population comporte d'ailleurs, une proportion consequente de personnes en embonpoint, voir obesite, et ceux, jusque chez les plus jeunes. L'huile ce fleau... C'est d'ailleurs pour cela que l'on retrouve assez frequemment des pese personnes publics dans les differentes gares : "Watch your weight, get healthy !"






Pour la ville en elle meme, elle gagne beaucoup a etre parcourue a pied, en flanant dans les petites allees. Et a l'abri des enormes spots publicitaires (totalement decales avec la taille de la ville) et le port aux bateaux-casino ambiance coloniale (roues a aubes) tout enguirlandes.
Egalement notre premier supermarche apercu depuis le debut du voyage, un vrai choc ! ;)







PS : le titre fait reference au vrai abbe ayant inspire le personnage de l'abbe Faria du Comte de Monte-Cristo, originaire de Goa.